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Explosion du port de Beyrouth : enquête ou bataille mémorielle ?

 

Le 4 août 2020, aux alentours de 18 h, l’une des plus graves explosions non nucléaires de l’histoire ravage la ville de Beyrouth, faisant 235 morts et plus de 6 500 blessés, et privant 300 000 personnes de leur logement. La moitié de la capitale est détruite, dans un rayon de cinq kilomètres à partir du centre de l’explosion – en réalité une double déflagration – situé dans l’entrepôt n° 12 du port de Beyrouth, où étaient stockées des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium[1].

La tragédie survient dans un contexte de triple crise : crise sanitaire du COVID-19, crise économique avec l’effondrement de la livre libanaise et l’explosion de la pauvreté, et crise politique, avec une vague de contestation sans précédent réclamant la fin du régime économique et politique mis en place au sortir de la guerre civile en 1990, un mouvement que certains n’hésitent pas à qualifier de « révolution ». Dans ce contexte, l’explosion du port de Beyrouth a été perçue comme l’aboutissement et l’illustration la plus parfaite de l’incurie de l’État libanais et du conflit irréductible qui oppose sa classe dirigeante au reste de la population.

«Mon gouvernement a fait cela». Graffiti aux abords du silo détruit. Source : https://www.aljazeera.com/news/2021/8/3/nothing-was-done-hrw-blasts-officials-in-beirut-blast-report

Détruire ou préserver ? La question des silos à grains

La question de la préservation de l’épicentre de l’explosion et de la reconstruction de Beyrouth s’est très vite posée et, dès le 10 août 2020, la « Déclaration urbaine de Beyrouth » réunit ingénieurs, architectes et urbanistes pour y réfléchir. Rapidement, des projets architecturaux voient le jour, visant à intégrer les ruines du port de Beyrouth à un mémorial, comme par exemple le projet de Carlos Moubarak.

La lutte mémorielle s’est cristallisée sur le devenir des silos à grains encore debout après l’explosion et qui ont protégé la partie Est de Beyrouth. Alors que la société civile et les associations de victimes ont réclamé la préservation de ces silos, le gouvernement a plusieurs fois manifesté le souhait de les détruire, pour des raisons de sécurité, et ce, malgré une pléthore de projets de conservation. Les silos sont exposés à deux risques de nature différente : un risque politique, avec un gouvernement libanais accusé de vouloir les détruire pour effacer les traces du crime, et un risque plus technique, avec des incendies causés par la fermentation du blé encore présent dans les ruines. On n’a pas manqué de rapprocher la volonté politique de raser les vestiges du port avec l’amnésie mémorielle qui frappe le Liban et qui est même antérieure à l’indépendance du pays obtenue en 1943. Comme le remarque Jad Tabet, ancien président de l’Ordre des Ingénieurs et des Architectes et membre de la Déclaration Urbaine de Beyrouth, « effacer la mémoire est une tradition libanaise ». Ainsi, le Liban a gommé la mémoire du conflit qui a opposé les Druzes et les Chrétiens du Mont Liban en 1860, celle de la famine qui a décimé le pays pendant la première guerre mondiale, de même que celle des massacres de la guerre civile, avec une loi d’amnistie adoptée en 1991 et mettant les acteurs du conflit à l’abri des poursuites judiciaires[2].

Beirut Memorial Park. Projet de mémorial par Carlos Moubarak intégrant les ruines du silo à grain ainsi que le cratère empli d’eau creusé par l’explosion. Source : https://www.mbkarchitect.com/beirut-memorial-park

Mais le gouvernement libanais est lui-même divisé quant au devenir des silos. En mars 2022, deux jours après que le Conseil des ministres se soit prononcé en faveur de la destruction des réservoirs à grain, ceux-ci sont cependant classés parmi les monuments historiques par le ministère de la Culture[3]. Néanmoins, en avril 2022, le gouvernement revient à la charge en demandant au Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) “de superviser la démolition des silos à blé”, sans préciser de date et tout en chargeant le ministère de la Culture d’ériger un “mémorial”[4]. Si, à l’heure où nous écrivons, les silos n’ont pas été complètement détruits, les risques d’effondrement évoqués sont réels, et à l’été 2022, une partie des silos s’écroule après plusieurs semaines d’incendie dû à la fermentation de 3000 tonnes de grains par temps de grande chaleur et seule la partie sud des silos demeure debout[5]. Au printemps 2025, et avec l’approche de l’été, on redoute de nouveaux incendies, les silos n’ayant toujours pas été vidés de leurs grains[6]. Le lent pourrissement des céréales reflète celui du Liban qui peine à se remettre de ses crises récentes.

Des initiatives mémorielles privées

Le Liban bénéficie d’une société civile d’une vigueur exceptionnelle, les organisations non gouvernementales palliant les manquements d’un État défaillant. Cela s’est manifesté dans l’élan de solidarité et de coopération qui a traversé la société libanaise, qui s’est mobilisée pour secourir les victimes, nettoyer les lieux et réparer les dégâts. Cela s’est aussi manifesté par un travail de mémorialisation privé, mené par des institutions ou par des individus, le travail de mémoire officiel étant impossible tant que la vérité ne sera pas faite sur cette tragédie et tant que les coupables resteront impunis.

L’université Saint-Joseph de Beyrouth inaugure en mars 2024 un vitrail-mémorial dans le jardin du rectorat, réalisé à partir de vitraux datant du XIXe siècle, brisés par l’explosion[7] :

Mémorial dédié aux victimes du 4 août 2020, Université Saint-Joseph de Beyrouth
Source : https://www.jesuits.global/fr/2024/04/18/l-explosion-au-port-de-beyrouth-un-impact-encore-present/

On peut également mentionner le travail des artistes comme le street artist américain Brady Brad qui rend hommage aux disparus du 4 août en dessinant leur portrait qu’il affiche dans la rue :

Mais l’initiative la plus controversée est celle de l’artiste libanais Nadim Karam qui installe dans le port de Beyrouth et à quelques mètres de l’épicentre de l’explosion, une statue haute de 25 mètres et réalisée à partir des débris de ferraille trouvés sur place. Intitulée The Gesture (Le Geste), la sculpture fait l’objet d’une vive polémique. Des voix s’élèvent pour s’opposer à tout projet qui prendrait place dans le port de Beyrouth alors que de nombreuses questions restent encore en suspens et que les responsables n’ont pas été sanctionnés. C’est le cas, par exemple, du réalisateur Rawan Nassif qui déclare à la presse : « Les tueurs jouissent d’une impunité totale. [Avec cette statue,] nous faisons déjà comme si l’explosion de Beyrouth était une chose qui appartenait au passé et nous essayons de la transcender par l’art. Pour moi, le port de Beyrouth est une scène de crime intouchable qui doit faire l’objet d’une enquête. On ne peut pas venir organiser un événement sur une scène de crime »[8].

La bataille pour la vérité et la justice

Peu après l’explosion, il est apparu que 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium avaient été stockées pendant plusieurs années dans l’entrepôt 12 du port de Beyrouth. Tout commence en 2013 quand le Rhosus, un cargo battant pavillon moldave et officiellement en route vers le Mozambique, accoste à Beyrouth pour prendre une deuxième cargaison, en plus du nitrate d’ammonium à bord. Quelques mois plus tard, le navire est déclaré impropre à la navigation et le nitrate d’ammonium est stocké dans l’entrepôt numéro 12 réservé aux matières dangereuses en 2014. Or, selon les estimations des spécialistes du FBI, seules 550 tonnes du composé chimique auraient explosé le 4 août 2020[9]. Comment expliquer, entre temps, la disparition des 2 200 tonnes ? Les soupçons se dirigent vers la milice chiite du Hezbollah, accusée de contrôler le port de Beyrouth[10] et qui participe à la guerre civile syrienne aux côtés du régime de Bachar el Assad depuis 2012. Or le nitrate d’ammonium entre dans la composition des bombes baril utilisées par l’Armée de l’air syrienne.

Enquêter sur l’explosion du port de Beyrouth n’est pas sans risque. Le juge Bitar chargé de l’enquête est menacé par le Hezbollah qui réclame son départ, et en 2021, une manifestation organisée par la milice pro-iranienne et ses alliés devant le Palais de justice dégénère en un affrontement violent faisant sept morts[11]. Les décisions du juge sont contestées et son enquête est rapidement paralysée par un imbroglio juridico-politique.

De plus, on compte une série de morts suspectes en lien avec l’explosion, la première étant survenue trois ans avant la tragédie : le colonel Skaff, officier des douanes du port et auteur de la première mise en garde écrite sur la présence du stock de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth, est tué en 2017. Trois ans plus tard, un autre officier de la brigade des douanes est assassiné et son ordinateur est volé[12]. La même année, Joe Bejjani, photographe, est abattu devant son domicile par deux inconnus qui lui volent son portable. Selon certaines sources, il aurait été l’un des premiers à se rendre au port après l’explosion meurtrière et il aurait été recruté par l’armée libanaise et par le comité international chargé de l’enquête pour prendre des photos médico-légales[13]. Enfin, l’intellectuel Lokman Slim, critique virulent du Hezbollah, est assassiné en février 2021, peu de temps après avoir dénoncé le rôle du régime syrien et de la milice islamiste dans l’importation du nitrate d’ammonium[14].

Avec l’affaiblissement du Hezbollah suite à la guerre avec Israël de 2023-2024, l’élection d’un nouveau Président libanais après une vacance du pouvoir qui a duré deux ans et la formation d’un gouvernement d’experts libéré de l’emprise de la milice pro-iranienne[15], l’enquête du juge Bitar reprend officiellement en février 2025 après trois ans d’arrêt[16]. A l’heure où nous écrivons ces mots, les Libanais espèrent toujours connaître la vérité sur la tragédie qui a frappé leur capitale et obtenir justice.

The Gesture, par Nadim Karam. Site web de l’artiste : https://nadimkaram.com/work/the-gesture/

L’impunité : une spécificité libanaise ? Le cas AZF

On a pu voir dans l’explosion de Beyrouth une expression de la faillite totale de l’État libanais, comparé défavorablement à d’autres États réputés plus performants, comme l’État français. Lors du voyage du président Emmanuel Macron au Liban deux jours après la tragédie, une pétition réunissant plus de 60 000 signatures (dans un pays comptant cinq millions d’habitants) réclamait même le rétablissement du mandat français au Liban pour une période de 10 ans[17].

La presse francophone a tôt fait de comparer le désastre du port de Beyrouth à l’explosion de l’usine AZF survenue à Toulouse en 2001, due elle aussi au nitrate d’ammonium. Or, si l’on examine le traitement judiciaire de la catastrophe de Toulouse qui a fait 31 morts et des milliers de blessés, il n’est pas sûr que l’impunité soit une spécificité libanaise. L’explosion de Beyrouth a mené à la démission du gouvernement libanais[18], alors qu’à notre connaissance, aucune personnalité politique ou industrielle française n’a démissionné suite à l’explosion de l’usine AZF. Par ailleurs, il a fallu attendre dix-huit ans pour obtenir la condamnation définitive (après rejet des pourvois en cassation en 2019) de l’ex-directeur du site, Serge Biechlin, qui a écopé de quinze mois d’emprisonnement avec sursis et de 45 000 euros d’amende. La société Grande Paroisse, filiale de Total, a été condamnée à payer une amende de 225 000 euros. Ce verdict reste contesté par la défense qui estime que la piste terroriste a été écartée trop tôt et que la thèse de l’accident chimique (adoptée par la justice) manque de preuves. Plusieurs années après la fin du procès, cette position est encore exprimée par Daniel Soulez Larivière, avocat de la filiale de Total, dans son ouvrage Anatomie d’un fiasco judiciaire : L’affaire AZF publié en 2022[19].

Le verdict n’a pas non plus obtenu la satisfaction des associations de victimes qui ont estimé que les sanctions prononcées à l’égard des inculpés étaient trop légères et qui, par ailleurs, n’ont pas réussi à obtenir une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’explosion. En effet, si la cour administrative d’appel de Bordeaux a initialement estimé en 2013 que l’État avait commis une faute dans sa mission de contrôle des installations d’AZF, le Conseil d’État annule cette décision l’année suivante[20].

Certaines associations de victimes ont refusé de participer aux commémorations officielles du vingtième anniversaire de la catastrophe d’AZF en septembre 2021, préférant organiser leur propre manifestation, au cri de « Total coupable, État complice ! ». Selon des propos recueillis par le journal Le Monde, pour Stéphane Dufau, membre de l’Association des sinistrés du 21 septembre 2001, « pas question […] de participer à la commémoration officielle à côté des gens de Total qui ne veulent pas reconnaître leur responsabilité ». Quant à Yves Gilbert, membre de l’association Plus jamais ça, il dénonce « la bassesse de Total, qui n’a pas reconnu ses défaillances et n’a été condamnée à une amende correspondant qu’à dix minutes de son bénéfice annuel »[21].


Notes de bas de page :

[1] Christophe Ayad et Hélène Sallon, “Explosion du port de Beyrouth : le désarroi des victimes franco-libanaises, quatre ans après”, Le Monde, 3 août 2024, https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/03/explosion-du-port-de-beyrouth-le-desarroi-des-victimes-franco-libanaises-quatre-ans-apres_6265930_3210.html, consulté le 1er avril 2025

[2] Rana Tabbara, «The Beirut port silos: A memory the state wants to tear down despite myriad preservation proposals », L’Orient Today, 23 février 2022, https://today.lorientlejour.com/article/1291578/the-beirut-port-silos-a-memory-the-state-wants-to-tear-down-despite-myriad-preservation-proposals.html, consulté le 1er avril 2025

[3] « Le ministre de la Culture classe les silos du port de Beyrouth parmi les monuments historiques », L’Orient- Le Jour, 18 mars 2022, https://www.lorientlejour.com/article/1294098/le-ministre-de-la-culture-classe-les-silos-de-ble-parmi-les-monuments-historiques-malgre-une-decision-de-les-detruire.html, consulté le 1er avril 2025

[4] « Table rase. Un pas de plus vers la destruction des silos éventrés du port de Beyrouth », Courrier International, 15 avril 2022, https://www.courrierinternational.com/article/table-rase-un-pas-de-plus-vers-la-destruction-des-silos-eventres-du-port-de-beyrouth, consulté le 1er avril 2025

[5] « Au Liban, huit tours des silos à grains du port de Beyrouth s’effondrent », France 24, 23 aout 2022, https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20220823-au-liban-huit-tours-des-silos-%C3%A0-grains-du-port-de-beyrouth-s-effondrent, consulté le 1er avril 2025

[6] « Silos au port de Beyrouth : un collectif appelle à traiter le blé en fermentation », L’Orient-Le Jour, 19 mars 2025, https://www.lorientlejour.com/article/1452421/silos-au-port-de-beyrouth-un-collectif-appelle-a-traiter-le-ble-en-fermentation.html, consulté le 1er avril 2025

[7] « L’USJ rend hommage aux victimes du 4 août 2020 », USJ Alumni, 22 mars 2024, https://www.alumniusj.org/fr/article/l-usj-rend-hommage-aux-victimes-du-4-aout-2020/22/03/2024/1068, consulté le 1er avril 2025

[8] Maria Semerdjian, «Memorial sculpture at Beirut port blast site draws mixed reviews», Reuters, 2 août 2021, https://www.reuters.com/world/middle-east/memorial-sculpture-beirut-port-blast-site-draws-mixed-reviews-2021-08-02/, consulté le 1er avril 2025

[9] Christophe Boltanski, « Explosion du port de Beyrouth : les fantômes du hangar n°12 », La Chronique : Le Magazine des droits humaines (Amnesty International), 11 juillet 2023, https://www.amnesty.fr/chronique/explosion-du-port-de-beyrouth-les-fantomes-du-hangar-n12, consulté le 1er avril 2025

[10] Mounir Younes, « Le port et l’aéroport de Beyrouth enfin « distanciés » du Hezbollah ? », L’Orient-Le Jour, 11 octobre 2024,  https://www.lorientlejour.com/article/1430953/le-port-et-laeroport-de-beyrouth-enfin-distancies-du-hezbollah-.html, consulté le 1er avril 2025

[11] « Liban : qui est le juge Tarek Bitar qui défie l’ensemble de la classe politique ? », TV5 Monde, AFP, 25 janvier 2023, https://information.tv5monde.com/international/liban-qui-est-le-juge-tarek-bitar-qui-defie-lensemble-de-la-classe-politique-1730073, consulté le 1er avril 2025

[12] Fady Noun, « L’assassinat d’un colonel des Douanes à la retraite soulève de nouvelles questions », L’Orient-Le Jour, 3 décembre 2020, https://www.lorientlejour.com/article/1243531/lassassinat-dun-colonel-des-douanes-a-la-retraite-souleve-de-nouvelles-questions.html, consulté le 1er avril 2025

[13] Makram Rabah, «What photographer Joe Bejjani’s death says about the dark days to come for Lebanon», Alarabiya News, 23 décembre 2020, https://english.alarabiya.net/views/news/middle-east/2020/12/23/What-photographer-Joe-Bejjani-s-death-says-about-the-dark-days-to-come-for-Lebanon, consulté le 1er avril 2025

[14] Marie Jo Sader, « Comment Lokman Slim a été assassiné » , L’Orient-Le Jour, 2 février 2022, https://www.lorientlejour.com/article/1289613/comment-lokman-slim-a-ete-assassine.html, consulté le 1er avril 2025

[15] « Politique. Le Liban se dote d’un gouvernement d’experts libéré de l’emprise du Hezbollah », Courrier International, 10 février 2025, https://www.courrierinternational.com/article/politique-le-liban-se-dote-d-un-gouvernement-d-experts-libere-de-l-emprise-du-hezbollah_227523 , consulté le 1er avril 2025

[16] Alexandre Aoun, « Liban : l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth reprend après trois ans d’arrêt », Le Journal du Dimanche, 11 février 2025, https://www.lejdd.fr/International/liban-lenquete-sur-lexplosion-du-port-de-beyrouth-reprend-apres-trois-ans-darret-154841, consulté le 1er avril 2025

[17] « Au Liban, 60.000 personnes pétitionnent que le pays soit placé sous mandat de la France » TFI Info, 7 août 2020, https://www.tf1info.fr/international/au-liban-60-000-personnes-petitionnent-que-le-pays-soit-place-sous-mandat-de-la-france-2161190.html, consulté le 1er avril 2025

[18] « Explosion à Beyrouth : Le gouvernement libanais démissionne alors que la colère du public monte », BBC News, 10 août 2020, https://www.bbc.com/afrique/monde-53731092, consulté le 1er avril 2025

[19] Julien Balidas, « Avocat de Total dans le procès AZF, le célèbre pénaliste Daniel Soulez Larivière est mort », France Bleu, 1er octobre 2022, https://www.francebleu.fr/infos/societe/avocat-de-total-dans-le-proces-azf-le-celebre-avocat-daniel-soulez-lariviere-est-mort-1664634713, consulté le 1er avril 2025

[20] Décision de justice du 17 décembre 2014 accessible sur le site du Conseil d’Etat : https://www.conseil-etat.fr/actualites/usine-azf , consulté le 1er avril 2025

[21] « Vingt ans après l’explosion de l’usine AZF, Toulouse rend hommage à ses morts », Le Monde avec AFP, 21 septembre 2021, https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/21/vingt-ans-apres-toulouse-commemore-l-explosion-meurtriere-de-l-usine-azf_6095466_3234.html, consulté le 1er avril 2025


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Rola Younes (4 avril 2025). Explosion du port de Beyrouth : enquête ou bataille mémorielle ? Patrimoines et Politiques Mémorielles. Consulté le 13 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13out


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